"L'open space fabrique du contrôle social"

OpenspaceL'observatoire de la qualité de vie au bureau Actinéo a consacré mercredi un colloque à cette forme d'organisation de bureau, dénoncée dans un récent pamphlet («L'open space m'a tuer»). Son responsable scientifique, Alain d'Iribarne, directeur de recherche au CNRS, analyse la dangerosité de ces «bureaux ouverts».


En quoi l'open space pose-t-il problème ?

Dans la tradition française, le bureau est un lieu de symbole extrêmement fort. Avoir son propre bureau fermé, c'est signe que l'on est bien placé hiérarchiquement. C'est aussi un gage de tranquilité pour travailler, et de possibilité de personnalisation, d'appropriation de son lieu de travail. A l'inverse, l'open space est un plateau, souvent de 30 à 50 personnes, sans cloison, et avec des postes de travail complètement anonymes, dépersonnalisés. Dans les formes ultimes d'open space, les salariés ne savent même pas à quel bureau ils seront le matin à leur arrivée. Pour ces formes ultimes d'open space... nous agitons le chiffon rouge !


Est-ce le symbole d'un nouveau management ?

L'open space est considéré comme étant «moderne» : cela permet une meilleure collaboration des salariés, de faciliter le travail en équipe. Mais en contrepartie, l'open space fabrique du contrôle social. La norme sociale, sous forme de «cancans», de rumeurs, est très présente dans l'entreprise, et est ainsi accentuée par l'open space. Chacun se surveille, écoute les conversations des autres. La hiérarchie de l'entreprise se sert en fait de l'open space comme d'une mécanique de contrôle social des salariés entre eux, ce qui leur évite de le faire eux-mêmes.


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Un industriel lègue une partie de sa fortune à ses salariés

1091_lou_2 André Faller, créateur de la marque de lingerie Lou, avait un jour promis de faire "quelque chose" pour ses employés. A sa mort en juillet, 300 d'entre eux ont découvert que l'industriel français leur avait légué une partie de sa fortune.

M. Faller, également créateur du pantalon extensible Karting, "avait demandé une liste des salariés au service du personnel en 1993, quand il avait 81 ans", a raconté le dirigeant de la marque Karting, située près de Grenoble.

André Faller, décédé en juillet à l'âge de 96 ans, et qui n'a pas eu d'enfant, a légué plusieurs centaines de milliers d'euros à ses salariés, selon le quotidien régional "Le Dauphiné Libéré".

Environ 300 salariés de Karting, dont la plupart sont aujourd'hui à la retraite, ont touché une part de l'héritage, dont le montant varie mais représente "plusieurs mois de salaires" en moyenne.

Le nouveau dirigeant de Karting a craint un moment qu'une fois l'argent empoché, certains employés décident de quitter l'entreprise. "Le notaire m'a rassuré: certains salariés ont reçu des sommes conséquentes, mais pas suffisamment pour arrêter de travailler - ils seront obligés de revenir lundi!"

Dénoncer ses collègues ivres à son employeur ?

Dance2_2Depuis deux mois maintenant, l'entreprise française d'élevage de poulets « Doux Père Dodu », deuxième volailler européen, consulte ses salariés pour mettre en place un système de signalement des travailleurs qui auraient un comportement anormal parce qu'ils ont bu, pris une drogue ou un médicament. Cette mesure, qui n'est pas encore mise en place, concernerait les 22 sites de l'entreprise, soit 6 000 salariés.

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