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Quand la real life débarque dans second life

L’élection présidentielle a fait exploser la notoriété de Second Life,  chaque candidat y créant un QG de campagne. Le but d’une telle manœuvre étant bien entendu de faire un coup médiatique car soyons réalistes, il n’existait aucun autre intérêt à leur présence dans ce « métavers ». Car c’est ainsi que Second Life est défini sur Wikipédia : « Second Life est un métavers (ou univers virtuel) en 3D sorti en 2003. Ce programme est une simulation qui permet à l'utilisateur (le « résident ») de vivre une sorte de « seconde vie » (second life en anglais). La majeure partie du monde virtuel est créée par les résidents eux-mêmes. L'univers se démarque également par son économie : les résidents peuvent créer et vendre leurs créations (vêtements, immobilier). Les échanges se font en Linden-dollars : monnaie virtuelle qui peut être échangée contre de la monnaie réelle. »

Durant le mois de juin, entreprises, cabinets de travail temporaire et même l’ANPE y ont posé leurs valises pour … recruter. Victimes sûrement d’une sur médiatisation qui leur aurait fait croire que c’était « the place to be », le « must » pour recruter « moderne ». Victimes d’agences de conseil en communication qui leur ont vendu le concept pour toucher les « jeunes ».

C’était oublier le nom même de ce métavers : « second life ». Or n’y a t il pas plus « real life » que de chercher du boulot. Faut-il se créer un avatar, déambuler dans les méandres de cet univers virtuel et frapper à la porte d’entreprises où les permanences sont plus qu’aléatoires pour proposer ses compétences ! On a fait plus simple. Les salons de recrutement physiques sont légions, les séances de chat avec les drh sont régulièrement organisées par les job boards (même par la gendarmerie nationale, c’est dire !).

Comment les décideurs de ces grands groupes ou institutions ont elles pu se laisser embobiner et entraîner dans cette usine à gaz ? D’autant que si les chiffres de fréquentation laissent rêveurs, la part de la population francophone y est très réduite. Bien entendu, les agences de communication RH ont fait grand bruit de ces rendez vous virtuels et ont communiqué à grand frais pour leurs clients sur internet, dans la presse, …  Si là aussi, le coup médiatique était recherché, l’objectif a été raisonnablement atteint. S’il y avait réel besoin de recruter, on peut alors parler de fiasco. Car le réel, Second Life n’en a cure. Il n’y a tout simplement pas sa place !

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